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Retour sur Volcamp 2025 🌋

Nous avons eu la chance d’ĂŞtre choisis avec Thomas CAMI pour animer notre atelier micro:bit Ă  Volcamp 2025. Alliance improbable car Thomas a quittĂ© Talan et travaille dĂ©sormais chez Winamax mais les liens perdurent malgrĂ© tout.

Nous sommes dĂ©sormais rodĂ©s sur cet atelier que nous avons prĂ©sentĂ© plusieurs fois, notamment Ă  Devoxx Paris 2025. Nous apprenons systĂ©matiquement de nouvelles choses et usages qui nous permettent d’amĂ©liorer notre support et exercices. Nous avons Ă©tĂ© marquĂ©s durant cette session par une personne qui a rĂ©alisĂ© tout l’atelier sur son smartphone ce qui est possible, mais plus difficile…fĂ©licitations Ă  lui !

Notre prochaine Ă©tape aura lieu Ă  Nantes le vendredi 17 octobre de 14h Ă  16h oĂą nous essaierons de convaincre Ă  nouveau de l’intĂ©rĂŞt de ces cartes 🙂

Et les conférences ?

J’ai pu profiter de mon billet pour aller voir plusieurs confĂ©rences. Voici un rĂ©sumĂ© de celles qui m’ont le plus marquĂ©es.

Train électrique

Florian Forestier nous raconte son histoire de transformation d’anciens trains Ă©lectriques Jouef de son grand-père en trains connectĂ©s.

Après des annĂ©es Ă  jouer avec ses trains analogiques de plus de 40 ans, il souhaite passer Ă  l’Ă©tape suivante en pouvant les contrĂ´ler indĂ©pendamment mais les versions numĂ©riques coĂ»tent très cher.

C’est une confĂ©rence sur TinyGo qui le convainc de se lancer lui-mĂŞme en modifiant son parc existant. Après plusieurs essais, changements de composants, fabrication de PCB, amĂ©lioration de la latence, il peut dĂ©sormais contrĂ´ler ses trains tout en gardant le mĂ©canisme analogique de base en 14V…et ça marche !!!

La santĂ© a t’elle peur du cloud

Montaine Marteau nous plonge dans le domaine de la donnée de santé et des projets de recherche médicale.

Elle aborde aussi bien le cĂ´tĂ© juridique avec le RGPD, le rĂ´le de la CNIL, le choix d’un cloud provider et l’impact du cloud act pour les clouds amĂ©ricains.
Elle s’attarde longuement sur la certification HDS que doivent respecter les hĂ©bergeurs pour stocker de la donnĂ©e de santĂ© française et nous apprend que 160 hĂ©bergeurs français possèdent cette certification, Ă  diffĂ©rents niveaux.

Elle finit en parlant de cybersĂ©curitĂ© et des piratages d’hĂ´pitaux qui ont Ă©maillĂ© les actualitĂ©s par leur cĂ´tĂ© spectaculaire. L’information intĂ©ressante est que les donnĂ©es de santĂ© sont vendues en gĂ©nĂ©ral 1000 € / dossier mĂ©dical complet sur le darknet mais que, dans les faits, personne ne les achète. Le principal impact de ces attaques opportunistes (les hĂ´pitaux ne sont pas spĂ©cifiquement visĂ©s) est la perturbation de la prise en charge des patients Ă  cause de l’immobilisation des matĂ©riels et des outils numĂ©riques de suivi.

Les pires dĂ©faillances logicielles en 10 ans de tĂ©lĂ©-radiologie d’urgence

Jean-Yves Laucel, ex-CTO de Deeplink Medical (devenu Imadis Groupe) partage avec nous les pires dĂ©faillances qu’ils ont connues durant la MCO de leur solution permettant de faire de la tĂ©lĂ©-radiologie : des radiologues Ă  distance prescrivent et analysent des radios effectuĂ©es dans les hĂ´pitaux ou des centres de radiologie.

La principale contrainte est simple : si le service tombe, les examens ne peuvent plus être analysés et des diagnostics nécessaires aux patients ne peuvent plus être posés.

Sa présentation se construit autour de différents cas très détaillés : il part de la description du problème, explique le cheminement de compréhension et de résolution puis finit par les conseils que nous devrions souvent suivre.

Certains cas sont invraisemblables (une pelleteuse qui arrache un câble d’alimentation et qui bloque ensuite la porte d’entrĂ©e de la pièce des onduleurs), d’autres très techniques (un bug de conversion de date durant le changement d’heure dans un centre dont la zone de date Ă©tait mal configurĂ©e Ă  Wallis et Futuna) voire surprenants (un cloud provider qui hĂ©bergeait Ă©galement son site, son support…le rendant impossible Ă  contacter en cas de dĂ©faillance).

À retenir de cette conférence passionnante (ça pourrait durer 3 heures), faire un PRA et gérer des backups sur des sites différents du site principal 🙂

Another world, une belle leçon d’architecture logicielle

On a beau être né au début des années 80, on est parfois passé à côté de monuments du jeux vidéo de notre époque : Another world.

Ce jeu sorti en 1991 a Ă©tĂ© créé par Éric Chahi, un dĂ©veloppeur français, pendant 2 ans et Ă©tait particulièrement innovant pour plusieurs aspects : graphismes rĂ©alisĂ©s en polygone, machine virtuelle, multiplateforme…

Olivier Poncet nous dĂ©voile les entrailles de ce jeu qu’il connaĂ®t bien pour avoir rĂ©alisĂ© le portage en WASM : de l’architecture Ă  la gestion du son, en passant par les registres et les mĂ©canismes de thread, il nous dĂ©taille tout ce qui rend ce jeu si novateur.

La notion de machine virtuelle est très importante : comme pour Java, elle permet de faire tourner le jeu sur plusieurs plateformes sans changer les scripts ou les assets mais en adaptant uniquement les spécificités à la machine à travers la VM. Ce choix a permis le portage sur de nombreuses machines : Amiga, Atari ST, DOS puis sur consoles.

Au niveau des chiffres, la machine virtuelle original pèse 24 Ko et les assets et ressources 1.2 Mo : le jeu tiens sur une disquette d’1.44 Mo…incroyable quand on voit qu’un jeu actuel de PS5 dĂ©passe les 30 Go.

Pour finir, Olivier fait une dĂ©mo de son portage sur sa machine : c’est fluide et excessivement beau pour un jeu de l’Ă©poque. Et bonne nouvelle, on peut dĂ©sormais jouer dans notre navigateur. ⚠️ Le jeu est très dur.

Encore merci aux organisateurs et bĂ©nĂ©voles pour cette belle Ă©dition 2025, pour l’aligot et la truffade 🙂