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Mesurer l’empreinte carbone d’une mission de conseil : enjeux, méthodes et leviers d’action

André Darmedru, Dr. Sophie Fayad, Dr. Natalia Kalashnikova

Pourquoi cet article ? 

Dans la lutte contre le changement climatique, à titre privé chacun peut porter son attention sur les produits et services qu’il consomme : utiliser moins d’énergie pour le chauffage, manger plus de produits locaux, se déplacer autrement, … 

A titre professionnel, nos prestations font partie des bilans carbone de nos clients (bilan carbone, ou BEGES, obligatoire si +500 employés, selon l’article L229-25 du code de l’environnement). En effet, quand nos clients achètent leurs produits et services, les fournisseurs qu’ils retiennent ont une influence sur leurs émissions indirectes de gaz à effet de serre. 

Comment pouvons-nous mesurer au mieux l’empreinte environnementale d’une prestation, où nous sommes impliqués à la fois en tant qu’individus et en tant qu’exécutants d’un contrat chez le client ? 

Imaginons une mission d’une année où le consultant a fait au total 1.000 kms entre son domicile et les locaux du client et a utilisé un PC portable Talan. Prenons 2 hypothèses sur les méthodes de calcul de l’empreinte carbone : 

Il apparaît tout d’abord que le choix de la méthode fait fortement varier le résultat (au besoin le détail des calculs est en fin d’article). Ensuite, le choix d’inclure les déplacements dépend du point de vue que l’on prend. Enfin, pourquoi la fabrication et la fin de vie du PC portable entreraient-elles en ligne de compte ? 

Telle ou telle méthode trouvera ses adeptes et ses adversaires. Le présent article étudie les possibilités pour l’évaluation de l’empreinte carbone dans le secteur du conseil. 

Le choix de la méthodologie 

L’empreinte carbone d’une prestation fonctionne comme un indicateur dans un système de management : 

D’abord elle informe les acteurs côté Talan et côté client sur la performance de la prestation, en l’occurrence la performance environnementale. 

Ensuite elle peut orienter les décisions pour améliorer cette performance. 

Ces acteurs étant également dans une relation commerciale, avec d’autres indicateurs de compétitivité et de rentabilité, une question apparaît naturellement : Cette empreinte carbone est-elle plus haute, plus basse ou équivalente à celle d’une autre entreprise du même secteur ?  

L’idéal serait une méthode de calcul unifiée.  De nombreuses normes ou standards existent pour estimer le « bilan carbone » ou les « émissions de CO2e », que nous résumons ci-dessous. 

1) L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) est définie par la norme ISO 14040 et recommandée par l’Union Européenne. 

Le cycle de vie analysé est celui d’un produit dont la fabrication, puis la distribution, puis l’utilisation et enfin le recyclage ou la destruction consomment des matières premières, de l’énergie, des ressources. L’ACV est utilisable pour des produits de l’industrie, mais également pour des services, par exemple le transport maritime. 

Le principe de base de considérer tout le cycle de vie porte la notion des émissions indirectes : la fabrication et la fin de vie d’un PC portable ont leurs impacts. 

L’ACV complète inclue non seulement les émissions de CO2e, mais aussi d’autres mesures comme l’utilisation de ressources en eau (m3 / kg), l’acidification (mol éq. H+ / kg), l’appauvrissement de la couche d’ozone (équivalent CFC-11 / kg), … 

Pour une ACV complète, conforme aux normes ISO 14040 et 14044, la méthode associée est PEF (Product Environmental Footprint), avec les PEFCR (Product Environmental Footprint Category Rules) qui sont des déclinaisons dans divers domaines d’activités. 

Il existe l’ACV simplifiée, elle peut servir par exemple pour inclure des critères environnementaux dans la conception d’un produit ou d’un service. 

2) La norme ISO 14067, elle équivaut à une ACV carbone, c’est-à-dire focalisée sur les émissions de gaz à effets de serre. 

Elle est cohérente avec les normes ISO 14040 et 14044, elle n’inclue que les émissions de CO2e, directes et indirectes. 

Elle est structurée autour des émissions liées à un produit ou un service, contrairement à la norme du point 3). 

La version en cours date de 2018 et selon iso.org une nouvelle version est attendue. 

3) Une autre norme : l’ISO 14064-1, accompagnée du guide d’application ISO/TR 14069 

Elle est structurée autour des émissions d’une organisation ou d’une activité. 

Elle définit 6 catégories d’émissions, qui montrent l’importance des émissions indirectes : 

  1. Emissions directes de GES  
  1. Emissions indirectes associées à l’énergie  
  1. Emissions indirectes associées au transport  
  1. Emissions indirectes associées aux produits achetés  
  1. Emissions indirectes associées aux produits vendus  
  1. Autres émissions indirectes 

La version en cours date de 2018 et selon iso.org une nouvelle version est attendue. 

4) La méthode BEGES-R, méthode règlementaire française pour la réalisation des bilans d’émissions de gaz à effet de serre. 

Depuis le 1er juillet 2022, BEGES-R reprend les 6 catégories d’émissions de la norme ISO 14064-1 

A noter qu’elle utilisait auparavant les scopes 1, 2 et 3 (cf. 6) GHG Protocol). 

5) La méthode Bilan Carbone® initialement développé en 2004 par le gouvernement français et l’ADEME, maintenant gérée par l’association pour la transition bas-carbone (ABC). Sa version 2025 est la 9ème version. 

Elle est plus vaste que la comptabilisation des émissions, il s’agit d’un dispositif en 7 phases destiné à piloter une démarche de transition, la mesure des émissions est l’une des phases. 

Elle s’annonce comme compatible avec les attentes du BEGES-R, de l’ISO 14064-1 et du GHG Protocol, mais avec des différences. Par exemple pour les transports aériens, la méthode Bilan Carbone prend en compte des trainées de condensation de vapeur d’eau des réacteurs des avions, le GHG Protocol ne les prend pas en compte. 

6) Le GHG Protocol, internationalement reconnu et dont le 1er standard a été publié en 2001, avec depuis des ajouts est des évolutions. 

Il s’agit également d’un dispositif de pilotage, il est constitué de plusieurs éléments méthodologiques. 

Le GHG Protocol a posé, puis affiné, les scopes 1, 2 et 3 : scope 1 = émissions indirectes amont, scope 2 = émissions directes production, scope 3 = émissions indirectes aval. 

En conclusion de ces recherches de normes et standards il apparaît que, pour le calcul de l’empreinte carbone d’une prestation : 

  • Il n’y a pas de méthode de calcul de référence directement utilisable pour notre besoin. Les méthodes examinées sont plutôt de nature à nous donner cadre dans lequel nous pouvons définir notre méthodologie. 
  • En revanche, les standards français et internationaux examinés sont unanimes sur la pratique d’intégrer les émissions indirectes, c’est-à-dire les trajets domicile-travail, la construction du PC portable, la fin de vie du PC portable, etc. 
  • En prenant du recul, nous voyons qu’intégrer les émissions indirectes de nos activités positionne la question de nos impacts environnementaux dans l’ensemble des interactions de l’activité économique. 

La posture peut donc changer :  l’empreinte carbone de notre prestation fonctionne comme un indicateur, mais la performance mesurée est partagée. Cette posture change si nous retenons comme principe méthodologique que l’ensemble des acteurs « groupe Talan », « intervenant Talan », « client » supporte toutes les émissions directes et toutes les émissions indirectes de la prestation, ceci de même que l’ensemble de la société civile supporte les choix de chacun et le fonctionnement économique global. Pour illustrer ce principe : 

  • Le groupe Talan, selon sa fréquence de renouvellement des PC portables, influe sur les émissions de construction et de fin de vie du PC portable. 
  • L’intervenant Talan peut influer sur les émissions liées à ses modes de transport, ceci dans la limite de ses contraintes personnelles. 
  • Le client, selon le nombre de jours de télétravail acceptés, influe sur les émissions liées aux déplacements. 

La définition des calculs 

Le précédent chapitre pose la volonté de prendre en compte toutes les émissions de gaz à effet de serre liées à nos prestations. 

Détaillons les calculs de ces émissions et examinons ce qu’il est possible de calculer avant l’exécution de la prestation, dans le cas où son empreinte carbone soit un des indicateurs de choix en avant-vente. A noter que les données de base nécessaires à ces calculs sont mentionnées ici et décrites dans le chapitre suivant. 

Calculer les émissions du transport terrestre : 

Il faut connaître le nombre de kms parcourus par mode de transport. 

Ce nombre est multiplié par la donnée de base « quantité de CO2e par km et par voyageur », cette donnée de base inclue les émissions directes et indirectes. 

Le mode de transport fait fortement varier les émissions, s’il n’est pas encore connu il existe des statistiques de l’INSEE par région, en tonne de CO2e par an par individu. 

Calculer les émissions du transport aérien : 

Il faut connaître les aéroports de départ et d’arrivée et le nombre de trajets. 

C’est un calculateur dédié qui donnera les résultats les plus précis, car le type d’avion, le taux moyen de remplissage influe sur les émissions calculées. Il existe également des données simplifiées basées sur le nombre de kms parcourus. 

Les émissions directes, très importantes, sont liées au carburant. Dans les émissions indirectes, la construction de l’avion pèse peu, c’est la prise en compte ou non des trainées de condensation qui fait varier le résultat du simple au double. 

Calculer les émissions de l’usage d’un PC portable, d’un PC fixe, d’un écran, d’une tablette : 

Il faut connaître le nombre de jours de la mission par consultant et le matériel utilisé, considérant que par défaut le matériel est un PC portable par consultant. 

Les émissions directes sont calculées au prorata temporis : ( [nb j mission] / 365j ) x [consommation annuelle en kWh du matériel] x [CO2e émis pour produire 1 kWh] 

Il existe des consommations annuelles moyennes pour un PC portable, un PC fixe professionnel, un écran. Pour une extrême précision, il faudrait connaître le modèle du PC et obtenir du constructeur sa consommation annuelle moyenne en kWh, mais nous utilisons les consommations annuelles moyennes. En effet, ceci nous permet de calculer avant l’exécution de la prestation et de limiter les contraintes de récolte des données. 

Il existe des valeurs moyennes des émissions indirectes pour un PC portable, un PC fixe professionnel, un écran, une tablette. Ces émissions sont fixes, car nous achetons et revendons ce matériel une et une seule fois. Mais pour la mission, nous calculons les émissions indirectes au prorata temporis : ( [nb j mission] / [nb de j de notre durée de possession du matériel] ) x [CO2e émis]. 

Pour plus de précision il faut savoir si le matériel utilisé n’a pas été acheté neuf mais reconditionné, ce qui divise par 4 ces émissions (cette division par 4 est une valeur moyenne). 

Calculer les émissions de l’usage d’un smartphone : 

Dans quelle proportion le smartphone qu’un consultant utilise est-il imputable à  
la mission ? Considérant le smartphone comme un moyen indispensable pour l’authentification multifactorielle ou les situations de travail en mobilité, nous estimons que l’on peut imputer entièrement l’utilisation du smartphone sur la durée de la mission. 

Il faut connaître le nombre de jours de la mission par consultant et la confirmation que chaque consultant utilise un smartphone, considérant par défaut que OUI. 

Les émissions directes sont calculées selon la même formule qu’un PC portable, avec la même non-distinction des modèles d’appareils. 

Les émissions indirectes sont calculées selon la même formule qu’un PC portable, avec la même division par 4 des émissions pour les appareils achetés reconditionnés. 

Calculer les émissions dues au stockage dans le cloud : 

Il faut connaître le nombre de Go de données générées par la mission, ce qui n’est pas possible en avant-vente. 

Il existe les valeurs moyennes de quantité de CO2e pour « Stocker 1Go de données dans le cloud pendant 1 an » et « pendant 10 ans », elles incluent les émissions directes et indirectes. Nous pouvons nous affranchir de devoir connaître la durée réelle de stockage, qui peut être difficile voire impossible à déterminer, et raisonner en « stockage sur 1 an (court terme) » ou en « stockage sur 10 ans (long terme) ». 

A noter que selon ces valeurs moyennes de quantité de CO2e, données par l’ADEME, le stockage de 1Go dans le cloud pendant 10 ans ne génère pas 10 fois, mais seulement ~2,2 fois les émissions du stockage pendant 1 an. 

La durée probable de conservation des données est approximativement plus proche de 10 ans que d’un an, donc en général bien au-delà de la durée de la mission qui produit ces données. Faut-il alors se baser sur la durée de 10 ans ? Faut-il calculer les émissions au prorata temporis de la durée de la mission ? Quel sens aurait ce prorata temporis ? 

Considérons ces questions sous l’angle des leviers possibles pour réduire les émissions. Un 1er levier est « Veiller à supprimer les données temporaires, régulièrement et en fin de mission ». Un 2nd levier est « Archiver les données quand elles deviennent froides », ce qui surviendra généralement plusieurs années après la fin de mission. Avec cette approche, nous estimons qu’il ne faut conserver que le 1er levier, sur lequel nous pouvons agir durant la mission, et en retenant le délai de stockage à court terme. 

Finalement, nous estimons que l’on peut calculer les émissions en multipliant le nombre de Go produits par la mission et stockés dans le cloud par la quantité de CO2e émise pour un stockage sur 1 an, quelle que soit la durée de la mission. 

D’autres calculs sont possibles, mais pas développés ici : machines virtuelles, impressions papier, envois de mails, streaming de vidéos, transferts de fichiers, webconférences. 

Nous estimons qu’il n’est pas opportun de complexifier les calculs en incluant systématiquement tous les usages, c’est une forte activité sur les impressions papier, les envois de mails ou autre qui apporte un intérêt à les inclure.  

Les données disponibles 

Ayant définit dans le chapitre précédent les calculs des émissions, voyons les différentes sources qui sont disponibles pour récupérer les données de base. 

L’ADEME, qui est l’agence de la transition écologique chargée de missions par le gouvernement français, fournit et maintient La Base Empreinte®, base de données publique officielle de facteurs d’émission et de jeux de données d’inventaire nécessaires à la réalisation d’exercices de comptabilité carbone des organisations. 

La Base Empreinte est gratuite, mais sa consultation en ligne requiert la création d’un compte. 

Historiquement, la Base Empreinte a regroupé les données issues de la base Carbone® et de la base IMPACTS®. La base Carbone reste accessible ici : https://data.ademe.fr/datasets/base-carboner

Depuis fin avril 2025, la Base Empreinte est alimentée progressivement en nouvelles données multicritères issues de ecoinvent.org, ces données sont signalées par un logo. 

La Base Empreinte fournit des données pour l’énergie, pour le transport, et autres, qui sont riches et détaillées. Pour pleinement comprendre ces données il faut connaître les notions d’émissions directes et indirectes ou d’ACV du chapitre ci-avant de choix de la méthodologie. L’ADEME fournit aussi des données simplifiées dans le site Impact CO₂. 

La Base Empreinte n’est pas la seule source des données, notamment : 

Pour le ferroviaire, la base Empreinte affiche les données « Amont » et « Fabrication » et il faut cliquer sur « Voir la documentation » pour lire que données « Combustion » relatives au TGV, aux trains grandes lignes et au TER sont fournies par la SNCF. 

Pour l’aérien, la base Empreinte affiche toutes les données en précisant que celles de « Amont » et « Fabrication » sont issues du calculateur TARMAAC de l’aviation civile. Ce calculateur peut plus facile à utiliser, avec la possibilité de saisir les aéroports de départ et d’arrivée. 

La Base Empreinte permet également de télécharger un fichier zip « Jeux de données multicritères pour le numérique », manifestement issu du projet du projet Negaoctet (le site negaoctet.org semble ne plus exister). 

Voici les différents liens sur ces données, organisés par catégorie d’émissions : 

Transport terrestre 

ADEME Base Empreinte : Jeux de données (il faut créer un compte pour accéder aux données) 

ADEME données simplifiées : Transport | Impact CO₂ et il est possible de cliquer sur chaque ligne 

Insee (data.gouv.fr) : Estimation des émissions individuelles de gaz à effet de serre lors des déplacements domicile-travail 

Groupe SNCF : Notre méthode pour calculer l’empreinte carbone des trajets 

SNCF Open Data : Émissions de CO2e – périmètre usage 

Transport aérien 

Calculateur TARMAAC de la Direction Générale de l’Aviation Civile : https://eco-calculateur.aviation-civile.gouv.fr/calculateur 

ADEME Base Empreinte : Jeux de données (il faut créer un compte pour accéder aux données) 

ADEME données simplifiées : Avion court courrier | Impact CO₂ 

PC portable, PC fixe, écran, tablette 

ADEME Base Empreinte : Données multicritères du secteur numérique  (il faut créer un compte pour accéder aux données) 

ADEME données simplifiées :  

Ordinateur portable | Impact CO₂ 

Ordinateur fixe sans écran (professionnel) | Impact CO₂ 

Écran d’ordinateur | Impact CO₂ 

Tablette | Impact CO₂ 

1 kWh produit en France = 0,073 kg CO2e, selon le document du SDES les chiffres clés du climat 2024.pdf, page 47. 

Smartphone 

ADEME Base Empreinte : Données multicritères du secteur numérique  (il faut créer un compte pour accéder aux données) 

ADEME données simplifiées : 

Smartphone | Impact CO₂ 

Stockage dans le cloud 

ADEME Base Empreinte : Données multicritères du secteur numérique  (il faut créer un compte pour accéder aux données) 

Outils de calcul 

Le présent article se focalise sur la méthodologie de calcul de l’empreinte carbone d’une prestation, il n’a pas vocation à explorer les outils possibles pour ce calcul. 

Cependant, le chapitre précédent donne des liens vers le site Impact CO₂ , de l’ADEME, qui met à disposition du grand public des outils pédagogiques de calculs d’impacts carbone, pour le Transport, le Numérique et autres, avec des données simplifiées. 

Citons donc aussi MyImpact, de l’INR (Institut du Numérique Responsable), qui a également une vocation pédagogique vers le grand public. 

Précisons également que le centre de recherche du groupe Talan a développé le calculateur Hope, comme Harmonizing Optimization and Precision in Emissions. Il s’agit d’un outil interne, que nous ne présentons pas ici. Il a des exemples similaires dans d’autres ESN, comme SPIE ICS et le groupe SII qui ont développé leur calculateur d’empreinte carbone. 

Il existe encore bien d’autres outils, gratuits ou payants, en effet différentes solutions se sont développées pour diverses populations / activités, par exemple NumEcoEval pour les administrations publiques ou BatiCarbone pour les adhérents de la FFB (Fédération Française du Bâtiment). 

Conclusion 

Pour établir l’empreinte carbone d’une prestation informatique, nous nous sommes appuyés sur les normes et standards, nous avons examiné différentes sources de données, nous avons réfléchi aux méthodes de calcul en cherchant à rationaliser les données d’entrée (par exemple pas de nécessité de connaître le modèle du PC). 

Nous avons également dégagé un principe méthodologique fort, à savoir que l’ensemble des acteurs « groupe Talan », « intervenant Talan », « client » peuvent prendre leurs parts respectives des émissions de la prestation. 

Nous avons conscience que les méthodes de calcul proposées sont perfectibles, mais nous estimons le calcul n’est pas une fin en soi. Dans cette démarche, l’important est d’identifier les leviers pour réduire l’empreinte carbone, pour que les acteurs puissent agir de concert pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. 

Pour en savoir plus 

Ce dernier chapitre donne des liens et précisions pour approfondir différentes connaissances. Et pour explorer toutes les données de base, de l’ADEME et autres, voir le chapitre dédié ci-avant. 

Les sources du présent article concernant les normes et standards : 

L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) : European Platform on LCA | EPLCA 

L’obligation règlementaire d’un bilan carbone : Code de l’environnement – Article L229-25 

La méthode Bilan Carbone : Synthèse de la méthode Bilan Carbone® 

Présentation de BEGES-R par l’Association Bas Carbone : Annexes – Fiche BEGES-R 

Présentation de ISO 14064-1 et 14069 par l’ABC : Annexes – Fiche ISO 14064-1 

Présentation de GHG Protocol par l’ABC : Annexes – Fiche GHG-P 

Les précisions sur les calculs dans le 1er chapitre : 

Pour une prestation d’une année où le consultant a fait au total 1.000 kms entre son domicile et les locaux du client et a utilisé un PC portable Talan :